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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 02:18
Les nouvelles lois dites de « prévention de la délinquance », de « protection de l’enfance » ou de « récidive », mises en application depuis 2007 bouleversent la nature des pratiques socio-éducatives et interrogent l’éthique de la profession.
 
Avec toutes leurs dispositions, ces lois qui touchent à de nombreux aspects de la vie quotidienne de chacun-e, dessinent les contours d’une société où, sous couvert d’impératifs de sécurité publique, la répression, le contrôle des populations notamment les plus défavorisées et la surveillance généralisée, l’emportent sur la prévention et l’éducation.
 
Les travailleurs sociaux salariés et en formation dans une démarche de réflexion sur l'apprentissage professionnel exigent que les stagiaires ne soient pas concernés,dans le cadre de leur formation, par l'article 8 de la loi relative à la prévention de la délinquance. 
Ce dernier stipule que" Lorsqu'un professionnel de l'action sociale, définie à l'article L. 116-1, constate que l'aggravation des difficultés sociales, éducatives ou matérielles d'une personne ou d'une famille appelle l'intervention de plusieurs professionnels, il en informe le maire de la commune de résidence et le président du conseil général. " .
 
Nous sommes non seulement en désaccord profond avec ce type d'évolution dans les pratiques des professionnels de la santé, du social et de l'éducation, mais nous considérons qu'il s'agit là d'une politique de la délation en totale opposition avec notre éthique du travail social.
Or, certains professionnels ont déjà été condamnés pour avoir pris position dans leur pratique de terrain et refusé de transmettre des informations confidentielles compromettant certaines familles.

A défaut que cette loi ne soit abrogée, nous souhaitons aujourd'hui pouvoir mener nos formations en toute sérénité et sans avoir à être confrontés à des situations de ce type.

Pour clarifier le statut des étudiants en stage et en prévision de leur évaluation, nous souhaitons que le texte suivant soit ajouté aux conventions de stage : « l’étudiant (en voie directe, cours d’emploi ou en apprentissage) placé en position de stagiaire n’a pas à communiquer d’informations confidentielles à des personnes étrangères au service. Nous rappelons que seul le maître de stage ou un supérieur hiérarchique peut communiquer des informations confidentielles dans le cadre des missions qui lui sont confiées. ».

En demandant l'ajout de ce texte en annexe des conventions, nous souhaitons interpeller nos centres de formation, les professionnels mais aussi les étudiants.

L'interpellation des centres de formation débutera courant novembre, alors ..... mobilisons-nous !


Tract à télécharger : ici
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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 01:48

Manif du secteur social! 

Journée nationale d’action, de grève et de manifestation nationale à Paris le mardi 30 septembre 2008

  Rassemblement Gare Montparnasse, Place des 5 Martyrs du Lycée Buffon

  départ de la manifestation à 14 heures,

  arrivée vers 16h au ministère du travail (via le ministère de la santé)

 

Venez nombreux !

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 11:35


WEEK-END DES 28 ET 29 JUIN 2008

« TRAVAIL SOCIAL ET ENGAGEMENT »
A Arcueil dans les locaux d’Anis Gras, Le Lieu de l’autre.

« On parle toujours de la violence du fleuve, jamais de celle des berges qui l'enserrent.» Brecht

 (de 10H à 23H, entrée libre) 

 

Ces journées ont pour objectif de mettre en commun des pratiques, des réflexions subversives, des utopies délirantes, des vécus, des témoignages et des initiatives engagées afin de réinvestir les questions idéologiques, l’Histoire et les histoires inhérentes au travail social.

 

Ces rencontres constituées de débats, de projections de films, de repas, de temps festifs et conviviaux, de théâtre forum, d’expositions, seront autant d’occasions d’échanger et de nouer du lien, de se constituer en réseaux et de réfléchir aux résistances collectives et individuelles que nous pouvons encore inventer et mettre en place dans le cadre de nos pratiques.

Nous souhaitons que toutes et tous puissent y participer quelles que soient leurs places et que ces rencontres n’aient pas lieu dans un rapport expert.e.s/profanes, éduquants/éduqué.e.s, soignant.e.s/soigné.e.s et accpompagnant.e.s/accompagné.e.s.

 

LES DEBATS :

 

Nous ne souhaitons pas reproduire un dispositif de type tribune/public qui ne nous semble pas répondre aux objectifs de ces rencontres.

Ainsi, à l'issue des interventions (qui ont pour principe d’introduire, de problématiser,  et d’ouvrir des pistes pour les échanges), une large place sera laissée au débat et à l’échange d’idées.

Nous espérons que chacun (professionnels, parents, usagers, formateurs-chercheurs et « simples » citoyens) puisse s’exprimer librement et dans le respect de tous, afin de partager des interrogations mais aussi de participer à l’élaboration collective de pistes de réflexion. Dans le cadre des débats, les intervenants sont invités à s’exprimer au même titre que tout le monde.



PROGRAMME ET DÉROULÉ DU WEEK-END

Samedi 28 Juin

Matiné : 
    - Accueil / P'tit Dej
    -  Projection de film

Midi :
    - Théatre forum
    - Repas Associatif
     

Après-Midi :
    - Table Ronde : "Ethique & identité professionnelle"

Soirée : 
    - Apéro
    - Projection de films ( "La rétention de sureté, Une peine infinie" Thomas Lacoste )
    - Repas Associatif
    - Concerts : JOKE , La K-Bine


Dimanche 29 juin

Matiné :
     - Accueil / P'tit Dej
    - Table Ronde : " Soutien à la Parentalité : Entre production de normes et prise en compte des singularités"
   
Midi : 
    - Repas Associatif 
    - projection de films

Après-Midi :
    - Table Ronde :  " Projet Alternatifs et Resistances"

Soirée :
     - Concert : Old Jack Blues Band

 

 

 

Programme complet en PDF :  ici  

 

 

Plan d'accès détaillé : 

carte détaillé ici

RER : Ligne B, arrêt Laplace
BUS : 187, 188, 197, arrêt La Vache Noire /323, arrêt Lenine / 57, 580 arrêt RER Laplace
Voiture : Depuis Porte d’Orléans, prendre la N20 sur 1 km puis prendre à gauche au carrefour “Les Portes d’Arcueil - Vache Noire”, direction Arcueil - Laplace. Se garer Avenue Laplace

Pensez à laissez vos commentaires sur le WE! Votre ressenti nous interesse!

 

Mise A Jour : Débat autour de la question des rapports sociaux de sexe dans le travail social par Tomas Guenichon dispo ici

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 17:25
Travailleuses sans papiers
Il faut aussi les régulariser !
 
Rassemblement
Vendredi 23 mai à 18 heures
Place de la Bastille - devant l’Opéra
                                   
Le 15 avril lorsque le mouvement gréviste des travailleurs sans papier occupant leurs entreprises a commencé, nous avons salué le courage de ces centaines de travailleurs qui exigeaient leur régularisation. C’est cette grève qui a permis aux travailleuses sans papiers, exerçant des métiers dans le secteur des services à la personne, de sortir elles aussi de l’ombre, de rendre visible leur travail qui répond à un réel besoin social.
 
Depuis le 20 mai, une deuxième vague des grèves est lancée par les travailleurs sans papiers, soutenue par la CGT et  Droits devant !!, Avec Solidaires et la CNT, d’autres  travailleurs sans papiers se sont mis eux aussi en grève.  Cette deuxième vague a lieu  compte tenu le non respect par le gouvernement de ses engagements. Celui-ci n’a pour l’instant régularisé que 70 des 1000 dossiers présentés qu’il s’était engagé à examiner.
 
Pour les travailleuses sans papiers, éparpillées et isolées sur des lieux de travail différents, il leur est difficile de faire grève ; dès le 15 avril elles sont allées apporter leur soutien aux piquets de grève et elles ont exigé à leur tour leur régularisation. Leurs apparitions publiques dans des manifestations, rassemblements et dans les médias se sont multipliées. Aujourd’hui l’opinion publique reconnaît leur apport et la nécessité de leur travail. 
 
Avec la CGT, nous avons déposé 90 dossiers de femmes travaillant dans les services à la personne et dans le nettoyage que le gouvernement s’était également engagé à examiner positivement.
Aujourd’hui seulement ces dossiers commencent à être lus au compte gouttes.
Le gouvernement doit savoir que les travailleuses sans papiers restent déterminées et mobilisées jusqu’à obtenir leur régularisation.
Pour le dire, les entendre et les soutenir venez nombreuses et nombreux au rassemblement du 23 mai.
 
Organisation des Femmes Egalité                           Droits devant !!
femmesegalite@yahoo.com                        gracieuse@droitsdevant.org
Contact                                            Contact
Ana Azaria                                        Gracieuse Lesaffre 
06 22 99 03 96                                   06 17 71 67 81
__________________________________________________
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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 00:58
Rendez vous pour la manifestation nationale du mardi 13 mai à Paris

RDV 14H30 à place D'Italie en direction de la Sorbonne

Important : vous pouvez apporter de la bouffe et des boissons (à déposer dans le camion au départ de la manif) pour l'organisation du buffet sur la place de la sorbonne à l'arrivée de la manif...

N'oubliez pas de vous habiller en noir pour la manif pour rappeller que l'on essaye d'enterrer le social !

Les banderoles ne devront pas comporter de « OUI MAIS » ni de « NON » à la gratification dans un esprit de cohérence avec les travaux de la coordination nationale mais surtout entre manifestants.

En fin de manifestation, intervention des 3 représentants nationaux des travailleurs sociaux en formation aux assises. Elle aura lieu à partir de 17h00. Ils auront une demi heure de temps de parole.

Venez en nombre !

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 20:36
  • RESTE-T-IL UNE PLACE POUR DES PRATIQUES SOCIALES PREVENANTES ?

    Intervention de Bruno Percebois, médecin de PMI (Protection Infantile et Maternelle) au CNAEMO (Carrefour National de l’Action Educative en Milieu Ouvert) de février 2008.

     

    Ce texte questionne les fondements d’une éthique professionnelle et resitue la loi de prévention de la délinquance et d’autres mesures visant le travail social et la santé dans un contexte national et international de biologisation des problèmes sociaux ("en finir avec l’excuse sociale de la délinquance").

     

    Deux petits extraits ci-dessous :

     

    "RESTE-T-IL UNE PLACE POUR DES PRATIQUES SOCIALES PREVENANTES ?

    Remarquons que poser la question en ces termes c’est déjà faire l’hypothèse que celles-ci seraient menacées ou concurrencées par des pratiques qui elles ne le seraient pas. Evidemment cette question concerne aussi la prévention qui peut aussi être ou ne pas être prévenantes.

    ........................................................

     

    « On pourrait résumer cela en disant qu’il y a aujourd’hui une tendance à considérer les personnes en difficultés non pas comme des personnes ayant des problèmes que la société doit prendre en compte et contribuer à régler MAIS comme des personnes posant un problème à la société.

    DU COTE DU TRAVAIL SOCIAL CELA DONNE

    1) une tendance nette à accumuler des données nominatives sur les personnes dans les administrations sociales et à constituer des fichiers dont la justification au regard de la loi informatique et libertés pourrait être interrogée (nature des données, durée de conservation, droits d’accès et utilisation à d’autres fins que celles pour lesquelles elles ont été recueillies sont autant de problèmes). L’informatique est venue démultiplier la rapidité de constitution de ces fichiers et les possibilités d’interconnexions .

    2) De plus en plus les professionnels sont considérés non plus comme au service des usagers, à partir de leur compétence ou expérience, chargé d’offrir, de proposer des prestations un accompagnement, mais comme au service des autorités, chargés d’exercer ce contrôle sur les populations posant problème ou bien instrumentalisés à des fins extérieures au travail social.

    On pourrait parler d’une sorte de basculement du sens du travail social.

    La loi sur la prévention de la délinquance de ce point de vue est une caricature. »

    .........................................................

     

    « TOUT CELA VIENT EVIDEMMENT PERCUTER LES PRATIQUES DES PROFESSIONNELS

    Il y a aujourd’hui une nette tendance à encadrer l’activité des professionnels et leurs pratiques:la tendance à la standardisation est là, référentiels, protocoles, grilles scores, peuvent aider à réfléchir une situation, mais ils sont de plus en plus utilisés comme outils diagnostiques avec automatisations des décisions. Cela menace à terme les compétences et les qualifications puisqu’il s’agira de remplir des grilles.

    On a même des endroits ou le temps passé avec un usager est comptabilisé. L’accompagnement et l’empathie sont malmenés... »

     

    Retrouver l'intervention entière sur le site du CNU : http://antidelation.lautre.net/spip.php?article1917

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 19:16
Manifestation le 30 avril 2008 à 13h00 place Denfert Rochereau

RDV : à 13 HEURES PLACE DENFERT ROCHEREAU (metro : denfert-rochereau)

DEPART DU CORTEGE A 14H!!! DIRECTION PLACE EDOUARD HERIOT (derrière l'Assemblée Nationale) en passant par le BOULEVARD RASPAIL, RUE DU BAC puis RUE DE L'UNNIVERSITE

THEME : Cortège funèbre des travailleurs sociaux en formation (symbole nationale voté pour la journée du 30 avril), tous habillés de noir, avec des cercueils du social.

ACTION : rassemblement. Eventualité de FREEZE géant à 14 heures, 15 heures, 16 heures... Pour savoir ce qu'est un freeze video1 : travailleurs sociaux en formation mobilisés au sujet de la gratif de Lille, video2 : Tout premier freeze au central gare de New York.

http://www.chtirama.fr/index.php?page=2&vid=267&onlyvids=1
http://www.dailymotion.com/video/x4bicg_frozen-grand-central_creation

 

VENEZ NOMBREUX !








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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 23:39
Une AG IDF se tiendra le Lundi 28 avril (matin +début d'aprem s'il le faut) et le Mardi 29 Avril matin (et début d'aprem s'il le faut) au local CNT 33 rue des vignolles (metro avron/buzenval).

Lors de la coordination nationale, l'ile de france est en charge de préparer les manifs et mobilisation du 30 avril (marche des lillois) et celle du 13 mai ( assises à la sorbonnes). La date a été trouvée pour faire une AG ce lundi.

Cependant, au vue du retard dans la diffusion de l'information et au vu l'urgence de ces mobilsations, toutes les rencontres sont bonnes à prendre. Il a donc été décider de garder l'AG du lundi matin et d'en faire une "AG" d'organisation où seront mis en place des commissions de travail (presse, banderolle, secretariat, contact salle, service d'ordre, etc..).

Le mardi se tiendra la véritable AG (avec plus de monde attendu car la date de cette rencontra aura pu redescendre dans les école le lundi), où va se discuter l'organisation des mobilisation. en gros: qui fait quoi : volontaires pour former ces commissions de travail et travailler dessus.

d'autres news assez régulierement ! tenez vous au jus !
et n'oubliez pas que vous pouvez laisser vos commentaires sur ce blog !

Anthony.
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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 22:32
L'AG Ile-de-France des travailleurs sociaux en formation se tiendra le jeudi 24 avril au local CNT (33 rue des vignolles paris 20e. metro Avron/Buzenval)  à partir de 9h30.

Venez nombreux! : rappellons que sont invités tous les travailleurs sociaux en formation d'ile de france et pas seulement les représentants d'écoles. Une AG n'est pas une coordianation.

Le compte rendu de l'ag du 18 est dispo sur le blog du collectif NRV et d'autres infos concernant l'AG du 24 seront certainement dispos avant jeudi. donc tenez vous à la page: http://collectif-nrv.over-blog.fr/

Faites tourner l'info !


A jeudi !
Anthony.




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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 19:55

Compte rendu AG du 18 avril

 

 

Ecoles représentées : Buc ressources (Yvelines), Cerpe (Aubervilliers), Cfpes-Cemea  (Aubervilliers), Efpp Paris, Epss (Cergy), Infa  (Nogent), Irfase (Evry), Irts Melun, Irts Montrouge, Irts Parmentier, IUT carrière sociale Paris V, Neuilly sur Marne, St Honoré.

 

Ordre du Jour :

 

                        Débat sur nos revendications

                        Organisations, mobilisations régionales et nationales

                        Accueil des marcheurs Lille Paris

                        Assises nationales du 13 Mai

 

Infos

 

Mobilisation des formateurs

Des formateurs de différents centres de formation de la région parisienne se sont réunis. Un mouvement des formateurs est donc en cours pour soutenir celui des étudiants. Ils ont une AG prévue le 6mai (nous y sommes conviés).

Débat :

-          Les formateurs doivent-ils participer à nos débats ?

-          Oui, ils ont les mêmes préoccupations que nous.

-          Non, ils doivent avoir leur propre mouvement. Il existe un risque pour qu’ils mènent l’orientation de certaines questions.

-          D’abord on s’organise, après on les contacte. Il nous faut d’abord une position précise pour pouvoir la soumettre.

-          Nous invitons les formateurs à notre prochaine AG (ils nous invitent à la leur).

-          Il ne faut pas considérer le rapport formateur/étudiants mais des personnes ensemble contre une loi.

 

Actions du GNI et de l’AFORTS

Leurs objectifs sont limités ; certaines directions peuvent faire du « chantage au soutien » si elles estiment que leurs étudiants « vont trop loin ».

 

 

Débat :

Le débat sur les revendications a durée 2 heures environ. Ce fut un débat où tout le monde s’est écouté. Les partisans du Oui mais et du NON ont pu s’exprimer chacun leur tour, les tours de parole ont été bien respecté dans l’ensemble.

Chaque participant à cette AG venait en son nom propre et c’est donc exprimé en son nom propre.

Il y avait des partisans du « Oui mais » et des partisans du « Non mais ».

 

Oui à la gratification mais…

 

Revendications pour le OUI mais

 

-          reconnaissance des diplômes à Bac + 3

-          création d’une charte du stagiaire pour éviter les abus sur les terrains de stage

-          une gratification pour TOUS (boursiers, ME, assedics, public/ privé)

-          déblocage des fonds et distribution par un organisme tiers.

-          Gratifications gérés par des organismes indépendants.

La création d’une charte des stagiaires permettrait d’avoir une reconnaissance au niveau juridique et de pouvoir attaquer au prud’homme les structures qui ne respecterait pas la place du stagiaire et qui seraient tentées de les utiliser comme salariés

Il faut penser aux étudiants des autres secteurs qui se sont battus pour avoir des gratifications (génération précaire).

 

Le fait que le décret soit appliqué peut être un tremplin pour demander plus.

 

Avant on avait rien, maintenant on a au moins une réponse.

 

La précarité, ce sont les chômeurs de 50 ans, les sans-papiers. Nous, on aura du travail dans notre secteur. La précarité est générale, pas seulement étudiante.

 

On savait qu’on  n’allait pas avoir d’argent en entrant en formation ; on ne va pas se diviser pour 400 euros !

 

Il faut demander le gel du décret pour qu’il soit travaillé. Le gel est un bon compromis entre le oui et le non. Il est déjà difficile de mobiliser, ceux qui sont absents l’accepteront plus facilement. Le gel pourrait mobiliser davantage. Si on gèle le décret, nos stages seront débloqués.

 

 

Non mais (rejet du décret)

Revendications pour le « NON mais »

-          Cette loi est très inégale : peu de personnes concernées (secteur privé médico-social, étudiants niveau III, non bénéficiaire des assedics) et seulement 300 euros pendant 6 mois (/3ans) : elle ne remet donc pas en cause la précarité des étudiants : Non à la gratification Mais revalorisation des bourses, des allocations étudiants…

-          Unifier en réclamant une même « rémunération » pour tout le monde peut fermer les portes du concours d’entrée à des gens (âges, statut). Il faut conserver notre richesse et nos différents statuts. Il faut une allocation pour les étudiants.

 

Il a été reprécisé ce que signifiait le terme  gratification : « c’est  une somme d'argent versée à quelqu'un en plus d'un salaire". Or on ne touche pas de salaire, ça ne peut donc pas venir en plus de rien.

Le décret d’application relatif aux étudiants du secteur social est perçu comme une « boulette empoisonnée jetée dans l’arène » pour nous diviser.

 

Le secteur public ne s’appliquera jamais à lui-même.La DGAS à Paris nous a bien fait comprendre que le secteur public n'était pas concerné et que ça ne changerait pas et que les ME, n'ayant pas le bac, ne pouvaient pas être compris dans cette gratification.  Donc il ne faut pas se leurrer, la seule chose qui pourrait être  retenu par le gouvernement c’est la charte du stagiaire. Ça ne regèlerait en rien les problèmes d’inégalités.

La création d’une charte des stagiaires permettrait d’avoir une reconnaissance au niveau juridique et de pouvoir attaquer au prud’homme les structures qui ne respecterait pas la place du stagiaire et qui seraient tentées de les utiliser comme salariés.

Notre secteur est non-marchand. Même les étudiants qui se sont battus pour être gratifiés ne sont pas satisfaits de la loi telle qu’elle est actuellement conçue.

En ce qui concerne la reconnaissance au niveau Bac + 3, bien sur que c’est important, mais là encore ça arrange bien le gouvernement. Dans l’absolu  nous sommes déjà reconnus Bac + 3 étant donné qu’avec la reforme LMD il n’y a plus de niveau Bac +2. Nous devrions donc pouvoir rentrer directement en Master 1 à la fac. Seulement dans les faits, la majorité des universités ne jouent pas le jeu et refusent notre reconnaissance Bac + 3. Notre formation de terrain n’est pas prise en compte. De plus, au niveau de la grille des salaires il n’y a pas eu de reconnaissance Bac + 3 non plus. Une telle reconnaissance signifierait qu’il faut revoir nos salaires à la hausse mais aussi ceux des chefs de services et ceux des directeurs de structures. Et nous savons bien qu’avec la casse de la convention 66  il n’est absolument pas question de revoir nos salaires à la hausse. C’est donc à rajouter dans nos revendications pour une vraie reconnaissance du travail social.

Personne n’a encore trouvé de stage gratifié si ce n’est « sous réserve ». Au niveau national, 30 à 40 % d’étudiants n’ont pas de stages.

Dire « non », c’est aussi débloquer les stages pour ceux qui sont dans la merde.

 

Dire « oui », c’est entrer dans leur logique. L’objectif est de désunir. C’est pourquoi un certains nombres d’étudiants ont évoqués que, le fait de dire Oui à la gratification, c’est dire Oui à la casse du travail social. En effet, le patronat n’a rien dit sur la gratification des stagiaires et pour cause. En pleine « rénovation » de la convention 66, l’utilisation de stagiaires à moindre coût va leur permettre de mettre en concurrence les professionnels et les stagiaires. Il sera beaucoup plus rentable à une association de prendre des stagiaires à 398,13 euros au lieu de payer des salariés. Il est donc clair que les salaires des salariés ne vont pas être revus à la hausse et que tous les avantages de la convention 66 vont être supprimés. C’est la précarisation du Travailleur social, la mise en concurrence avec les stagiaires. Le stagiaire va être un concurrent pour le professionnel.

Nous ne pouvons pas cautionner la dégradation de notre statut de travailleur social. Il faut donc se battre pour conserver nos avantages et pour que notre travail soit reconnu à sa juste valeur. Dire oui à la gratification c’est la Baisse du coût de la masse salariale : on cautionne une baisse des salaires des travailleurs sociaux avec les gratifications.

Cette loi sur l'égalité des chances ne prend pas  en compte de la spécificité du travail social, il n’y a pas eu de concertation avec les professionnels concernés.  Nous ne sommes pas dans des structures qui font du profit, nous n'avons rien à voir avec des entreprises, nous sommes des travailleurs avec une mission de service publique.  « Non » au non-respect des contextes, à la non concertation, aux effets pervers, à l’incohérence (inégalité).

Quand on veut attaquer une profession, on commence par attaquer les formations… on  nous dit que la gratification est une reconnaissance de notre travail. Mais la formation ne s’arrête pas aux simples stages. Nous avons des cours, nous réfléchissons, nous sommes aussi des êtres pensants. Pourquoi ça ne pourrait pas être aussi reconnu ? C’est pourquoi des étudiants disent non à la gratification et souhaitent une aide financière sur toute la durée de la formation.

 

Il ne faut pas avoir peur de dire « non » en pensant que l’on n’aura plus rien. De toutes manières, si l’on a ce qui est proposé, ce n’est pas acceptable.

Mieux vaut ne rien avoir que d’avoir quelque chose d’injuste, inadapté.

 

La gratification  c'est la mise à mal de notre liberté d'expression, du choix du terrain, et du choix de notre parcours de formation. On doit être en mesure de ne pas s’impliquer complètement sur les lieux

de stages car on est « de passage » par rapport au public (respect des personnes prises en charge). Nous voulons garder notre position de stagiaire pour observer, travailler, réfléchir…

Il est clair que nous devrons choisir nos stages en fonction des places de stagiaires qui restent et plus en fonction d'un vrai choix réfléchi, un stage qui répondra à nos souhaits. Les plus malchanceux devront aller dans le service public, là au moins pas de problème puisqu'il n'y aura pas de gratification........ C’est la mise en concurrence des stagiaires (fonction, statut et diplôme préparé). Il ne faut pas rêver, ça va être la guerre et la galère pour trouver un stage. Tout le monde cherchera une place pour être gratifié. Il va falloir se vendre pour ne pas se retrouver dans le service public. Si la loi est appliquée à notre secteur, moins de stages seront disponibles donc, moins d’étudiants accueillis dans les écoles donc, moins de travailleurs sociaux.

 

Le système de gratification implique une dépendance des étudiants au code du travail  (    contrôle de l’assiduité heures d’arrivée, de départ, du travail effectué… Au même titre que les autres salariés).

 

Dire « non » n’est pas un retour en arrière et ne nie pas la loi (pour les autres).  

Une étudiante rappelle que dans les années 70 et ce jusque dans les années 80 (certes il n’y avait pas de concours d’entrée et il y avait moins de personnes en formation), la formation était rémunérée, avec un vrai salaire (équivalent au salaire minimum de l’époque), des cotisations comptant pour la retraite Et ce n’était pas des personnes en cours d’emploi. Ils avaient un vrai rôle de stagiaires sur le lieu de stage et étaient reconnus comme «  apprenant ». Pourquoi cela a disparu ? Certes le contexte actuel est différent, il y a plus de monde en formation. Mais nous avons une mission de service publique et l’état à besoin de nous, c’est la raison pour laquelle il demande aux écoles de former de plus en plus de travailleurs sociaux. S’il a besoin de nous, il doit prendre ses responsabilités et nous rémunérés. N’oublions pas que les éducateurs PJJ, les instits, les profs, les policiers, les Enarques sont rémunérés pendant leur formation. Même les contrôleurs aériens qui ont eux aussi une formation de 3 ans. Nous aussi nous avons un Diplôme d’Etat à la fin, pourquoi on est mis de coté, pourquoi le travail social est mis de coté ?

Attention à la discrimination sociale à l’entrée de la formation. Une étudiante évoque le fait que, s’il y avait une rémunération pendant toute la durée de la formation, cela réduirait la discrimination à la sélection. En effet, beaucoup d’écoles demandent lors du concours comment la personne compte financer sa formation et quelles ressources elle aura pour vivre. Il ne faut pas se leurrer, cela joue dans la réussite ou non au concours. De plus, de nombreuses personnes ne s’orientent pas vers ces professions car elles ne pourront pas financer la formation. Donc pour une vraie égalité, elle demande une rémunération.

On ne demande pas plus, mais mieux.

On demande l’abolition du décret, pas de la loi.

 

Notre métier n’est pas compris du grand public, des pouvoirs publics, « je n’accepte pas que l’on se foute de ma gueule ! ».

La gratification c'est le dementèlement du service public. Non, on a besoin du service public ! En effet, le but du gouvernement est de privatiser au maximum. Comme on peut l'entendre il va commencer petit à petit par les hôpitaux. Le but est de se désinvestir de plus en plus dans le financement des structures. Du coup il réduit les budgets et oblige les associations à aller chercher ailleurs des subventions. Et pour cela les associations vont être dans l'obligation de faire des partenariats avec les entreprises qui ont de l'argent. On va voir fleurir des CHRS financés par Bouygues....et bien évidemment leur liberté d'action va être de plus en plus réduite.

EJE, tous dans le public : adieu aux crèches privées… Une étudiante EJE explique que leurs stages se feront désormais uniquement dans des crèches municipales. Il est donc clair que les EJE ne recevront pas de rémunération. N’oublions pas non plus que les AS font essentiellement de stages dans la fonction publique, donc elles aussi ne seront pas concernées pas la gratification. Pourquoi donc se battre pour une gratification qui au final ne concernera que très peu d’étudiants, ne répond absolument pas à la précarité étudiante, est inégalitaires, met en concurrence les stagiaires, casse le travail social et dementèle le service publique ??? Il faut demander un financement sur toute la durée de la formation

On peut s’allier aux autres causes (éducation nationale, services hospitaliers…), c’est maintenant qu’il faut se mobiliser !

 

Ce n’est pas un non d’étudiants en contradiction, il se justifie par la défense du service public.

Je dois préciser que je parle ici de « rémunération ou d’allocation » mais  l’on ne sait pas encore penché sur le terme le plus approprié. En effet, certains demandent une allocation d’autonomie, d’autre un salaire étudiant, d’autre un RME (revenu minimum étudiant). Une étudiante a précisé qu’il fallait faire attention à l’utilisation de ce terme RME. Car le RME donne droit à environ la même somme que le RMI donc autour de 400 euros et il est attribué à partir d’un certain nombre de critères, sociaux notamment. Nous devrons donc rediscuter du terme choisit et donc de ses conséquences.

Le SNASEA bloque les stages. La DRASS devra donc assumer et valider les diplômes si les formations ne peuvent pas être complètes…car si la DRASS nous dit qu’elle ne peut rien faire en ce qui concerne les fonds et les subventions, c’est elle en revanche qui valide ou non les diplomes.

 

Si on demande le gel du décret jusqu’à la fin de nos formations, que restera t-il pour ceux qui nous suivent ?

Légalement, le gel ne s’applique que 6 à 8 mois.

La suspension du décret implique un effort de remobilisation.

Pour ceux qui sont en stage, dégager du temps pour la mobilisation va être difficile à justifier.

Sommes-nous crédibles devant les pouvoirs publics ? « Attendez, vous pourrez appliquer la loi mais pas maintenant ».

 

Quel statut voulons-nous nous voir reconnu, celui de salarié ou de stagiaire ?

 

 

Se mobiliser sans contradictions

-          Nous devons trouver des arguments communs aux différentes positions pour revendiquer ENSEMBLE le respect de notre formation et la reconnaissance de notre statut.

-          Lorient avait trouvé un consensus avec ceux qui pensaient « oui » en n’affichant ni l’un ni l’autre sur leurs banderoles mais des constats communs.

-          Nous avons peur d’être divisés.

-          Il faut partir de ce qui nous est commun.

-          Nos divergences ont un atout : elles nous entraînent à la réflexion.

-          Quelques soient nos positions, au bout du compte, ce n’est pas nous qui allons trancher mais les politiques…

 

Vote

 

On vote à titre personnel, pas en tant que représentants, l’AG est souveraine.

En mai, d’autres AG auront lieu (toujours souveraines). Les débats peuvent évoluer, on peut rediscuter les positions actuelles.

 

Oui mais…    8                              Pour le gel du décret    12

Non                67                            Abrogation du décret  68

Blancs           12                             Blancs                           4

Non votants  8                               Non votants                 8

 

 

Pour le 30 avril : Accueil des Lillois à Pontoise.

 

Nous devons faire la marche avec eux pour créer un vrai mouvement, ensemble.

Avant de les retrouver, nous allons les contacter pour voir avec eux s’ils peuvent communiquer un message neutre que l’on puisse tous partager.

 

Assises nationales du 13 mai

 

Un historique de mai 1968 sera exposé à La Sorbonne.

Présence des ASHs, d’acteurs de l’action sociale à la Sorbonne.

200 euros /personne ! Nous ne serons  donc pas dans  les locaux… Mais organisons une coordination nationale au pied de la Sorbonne.

Ils vont discuter s’ils maintiennent le gel des stages.

Il faut faire un tract pour communiquer.

Nous envisageons la présence de certains d’entre nous à l’avance pour informer les personnes présentes sur notre situation et nos positions avec un tract

 

Prochaine AG

 

Jeudi 24 de 10H à 18H aux locaux de la CNT,

 33 rue des Vignoles, Paris XXème, métro Buzenval.

 

Ordre de jour 

-          Constitution d’un collectif ?

-          Vote du bureau (2 représentants d’Ile de France pour la coordination nationale du 25 à Limoges).

-          Organisation pour le 13 mai

 

Les prises de positions (par écoles, franciliennes, nationales) sont fixées en AG. Aussi, si vous tenez à faire part de votre point de vue, votre présence est indispensable.

 

Il a été proposé, pour gagner du temps, que les differentes écoles créaient un tract et que l’on choisisse ensuite à la prochaine AG en prenant ce qu’il nous plait pour en faire un commun. Donc penez à faire un tract pour jeudi. Merci

 

 

Compte rendu réalisé par Laurence (Irfase) et Frede ( Cfpes)

 

 

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