Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 01:39

  Un week end organisé par des ami-e-s :

 

Vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 juin 2010
A la Titanik, 28 Rue Carnot (Metro Croix de Chaveaux)

 

Week-end de rencontres:

"LA LIBERTE EST THERAPEUTIQUE [1]"
Comment vivre et faire exister des alternatives à la psychiatrie?

 

http://4.bp.blogspot.com/_1gQy2-VOQ9o/TAzqjPklxFI/AAAAAAAAAAc/CUjhldDNL1g/s1600/we-antipsyWEB.gif

 

 

Venez voir des films qui parlent de l'Institution psychiatrique mais qui parlent surtout de luttes contre celle-ci, à travers différentes expériences et lieux alternatifs.
Venez en causer, échanger, vider votre sac, rigoler, gueuler, faire du réseau et pourquoi pas imaginer des projets et des luttes autour de cette thématique!


Entrée, bar et bouffe à prix libre!

Nous ne savons pas encore si des toilettes seront accessibles pour des personnes en fauteuil... L'info suivra... On va faire notre possible pour aménager les lieux qui ne sont pas adaptés.

Ce week-end de rencontres est une initiative autonome.
Merci à toutes les personnes qui nous ont filé un coup de main pour organiser cet événement!

 

Au programme:


vendredi 25

- 18h : ouverture avec le bar et la cantine.

- 18h30 :

Apéro concert avec Démence Précoce, collectif de musiciens issu de l'atelier du Non-Faire! Pour en savoir plus: www.atelierdunonfaire.org/musiqueanf.html

- 20h:

Textes slamés en musique proposés par le collectif Des Hâffreux de l'Atelier d'Expression La Diction, l'Addiction du Dit (Atelier du Non-Faire). Depuis sa mise en place il y a quelques années, les participant-e-s à cet atelier travaillent à écrire leurs propres textes et depuis 2007, année de leurs premières scènes SLAM, ils travaillent également la mise en espace du corps et de la voix. Un musicien les a rejoint depuis un an, utilisant son violon, son ordi ainsi que diverses petites percussions créant une atmosphère propre à chaque texte. Les Hâffreux travaillent actuellement à la création d'un spectacle

- 21h : projection

Beaucoup, passionnément, à la folie

Réalisation : Jean-Michel Carré

Genre : Documentaire

Année de sortie : 2000

Durée : 1h16

Plus qu'un making of... Beaucoup, passionnément, à la folie est un documentaire sur l'aventure de la 1ère fiction de Jean-Michel Carré : Visiblement je vous aime, l'histoire d'un délinquant récidiviste en stage de réinsertion au Coral, «lieu de vie» accueillant des personnes autistes et psychotiques. Un documentaire qui nous emmène dans les coulisses d'une fiction particulière puisque ces derniers ont participé à écrire et interprètent leurs propres rôles. Réalisé avec et pour des personnes autistes et psychotiques, ce documentaire donne à voir leur investissement, leur concentration, leur capacité d'adaptation et de création dès lors qu'ils et elles sont associé-e-s à un acte créatif comme la réalisation d'un film de fiction.

La soirée se prolongera avec le bar et la cantine jusqu'aux derniers métros.

 

Samedi 26

- 14h : ouverture avec café et thé etc.

- 14h30 : projection

Histoires autour de la folie

Réalisation : Paule Muxel et Bertrand de Solliers

Genre : documentaire

Année de sortie : 1993

Durée : 3h30 (en deux parties)

Les histoires autour de la folie sont d'abord une histoire, celle de l'asile de Ville-Evrard fondé en 1868. Depuis la genèse de ce lieu d'exclusion et des lois qui ont dicté sa création, les auteurs en explorent la mémoire, font l'historique des conditions d'enfermement, des rites barbares du XIXème siècle aux méthodes actuelles. Les thérapies évoluent. Il y a le temps de l'agitation avant les neuroleptiques et le temps de la prostration après les neuroleptiques. De ce lieu de tragédie, une parole s'élève. La parole de celles et ceux qui en ont vécu la réalité quotidienne, soignés, soignants et quelques autres aussi…

- A partir de 18h : bar et cantine

- 20h : projections

Sens interdits


Réalisation : Selma Zghidi (association Hybride Pulse)

Genre : fiction

Année de production: 2008

Durée : 15 mn

L'histoire se déroule dans une ville panoptique et futuriste ultra-sécuritaire. Elle se situe à mi-chemin entre l'hôpital et l'usine, là où le temps n'est régi que par les heures de travail et celles de la prise des pillules "normalis", obligatoire pour tous. En secret, une femme cesse de prendre son "traitement", détourne son usage et commence à rêver d'un ailleurs… Ce film traite de l'enfermement, de l'aliénation par le travail, la surveillance, la peur et par la psychiatrie. Sens Interdits est un film métaphore où l'on ne sait jamais si l'on se situe dans le délire du personnage, sa paranoïa, ou si au contraire, elle seule est lucide dans sa volonté de résister à la folie du réel, du pouvoir, des dérives sécuritaires et du contrôle social.

Hors les murs: Paroles à vif

Réalisation : Abraham Segal

Genre : documentaire

Année de sortie : 1985

Durée : 50mn

Pour la première fois en France, des personnes psychiatrisées ont formé une association : Trames, où la "parole du fou" s'exprime et circule de plein droit. Ce film recueille des témoignages et réflexions sur la folie, la vie avec elle, le regard que pose sur elle la société. Il y est aussi question des traitements psychiatriques, fortement remis en cause, de la relation entre folie, peinture et autres formes de créativité...

La soirée se prolongera avec le bar, la cantine et une "boum" organisée par des meufs, des trans, des gouines et des pédés féministes qui reviendront de manif'! (sous réserve)

 

Dimanche 27

- 16h : ouverture avec café et thé etc.

- 17h : projection

La Devinière

Réalisation : Benoît Dervaux

Genre : Documentaire

Année de sortie : 2001

Durée : 1h30

Tout commence par l'image réduite, granuleuse, aux couleurs chaudes, d'un film Super 8 tourné vingt ans plus tôt. Celui qui l'a réalisé, Michel Hock, parle en voix off, vingt ans après, des adolescent-e-s en vacances que l'on voit aller sur la plage, jouer dans l'herbe ou avec le regard de la caméra. Ces enfants, nous dit-il, étaient des fous réputés incurables. Encombrant les institutions existantes, on les promettait à l'enfermement des cellules de sécurité et des camisoles chimiques. La Devinière, créée le 18 février 1976, leur a ouvert ses portes avec, comme principe fondateur, de ne les rejeter sous aucun prétexte. Ainsi cette maison est-elle devenue la leur. Avec elle ils ont pu habiter un lieu et se libérer peu à peu de l'angoisse de ne pas avoir de place ni de droit à l'existence. Ici, il a été donné à chacun de vivre sa folie autrement que dans les cris continuels, la défiance et le répression. Au fil des ans se sont créés entre les dix-neuf enfants des liens de solidarité, des tolérances, des habitudes. Ensemble, aidé-e-s et protégé-e-s par les responsables de La Devinière, ils forment aujourd'hui une communauté, une société, sinon miraculeuse, du moins miraculée, à la rencontre de laquelle vient Benoît Dervaux.

- A partir de 18h : bar et cantine

- 20h30 : projection

La Tête dans les toiles

Réalisation : patrice Rolet

Genre : Documentaire

Année de sortie : 2001

Durée : 52mn

"21 comprimés par jour pendant trente-trois ans!", "8 à 10 personnes sur moi pour faire une injection!", "On ne peut pas attacher les gens et dire qu'on va les guérir". Ce sont des fous qui parlent. Tous et toutes crient leur rage. Et fustigent l'institution psychiatrique. En 1983, un infirmier-psy refusant les piqûres et les camisoles chimiques, crée l'Atelier du «non-faire», lieu alternatif qui jouxte l'hôpital de Maison-Blanche (Neuilly-sur-Marne). Sur la porte d'entrée, ce graffiti claque comme une profession de foi :"«J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé". Dans cet espace-défouloir, ouvert à tous et toutes à celles/ceux qui le peuvent on vient chanter, peindre ou simplement s'exprimer. Dans ce lieu, il n'y a pas de fous. Juste des gens "qui respirent mal la vie qu'on leur propose". Attentif au discours des un-e-s et des autres, Patrice Rolet promène sa caméra parmi les toiles colorées.

[1] Franco Basaglia,



Pour les contacter:
http://La-liberte-est-therapeutique.blogspot.com
pimpinpower@no-log.org

Repost 0
Published by Collectif NRV
commenter cet article
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 18:55


 

A4-NRV-MODIFIe-v3.jpg

 

 

 Gestiopathie du contrôle - Travail Social et Engagements 3

Samedi 19 et dimanche 20 juin 2010 à Anis GRAS 

 

 Le collectif NRV réunit des travailleurs sociaux, en formation, salarié(es) ou non. Ensemble, depuis quelques années, nous tentons de proposer des espaces « auto/in/organisés » de réflexion sur les pratiques, les orientations et les dispositifs du travail social.

 

Ces pratiques, bien souvent, s’inscrivent, et nous inscrivent- travailleurs sociaux, personnes accompagnées et socio-travaillés- dans des rapports de pouvoir et de domination émanant de logiques gestionnaires, sécuritaires et libérales, qui détruisent nos libertés.

 

Depuis deux ans, nous organisons au début de l’été un week-end intitulé « Travail Social et Engagements ». Cet espace de débat nous permet d’élargir nos réflexions relatives à nos pratiques éducatives, thérapeutiques et sociales, et de bousculer nos représentations.

 

Pour cette troisième mouture, intitulée « Gestiopathie du contrôle », les 19 et 20 juin, nous avons souhaité ouvrir les discussions sur le thème du contrôle social.

 

Tandis que de plus en plus de personnes doivent se soumettre aux dispositifs et parcours standardisés mis en places par de nouvelles politiques sociales et économiques, les travailleurs sociaux se voient contraints de raisonner en terme de productivité, de rapport coût/gain et de contrôle des personnes , se plaçant ainsi au seul rang d’agent de normalisation. Qui peut avoir droit à quoi et sous quelles conditions : le pauvre doit être méritant, le chômeur obéissant, le salarié soumis, le fou invisible.

 

Nous vous proposerons également d’échanger autour des évolutions du secteur psychiatrique. Celui-ci se trouve confronté à un double mouvement menaçant sa structure et l’esprit du soin inspiré des mouvements désalienistes d’après guerre. D’un coté, les politiques managériale du moindre coût et du court terme accentue son délitement et fragilise la complexité de l’accompagnement des personnes. De l’autre, les initiatives créatives et singulières peinent à résister face à l’exclusivité et la toute puissance des neurosciences et thérapies cognitivo-comportementalistes.

 

Autour des tables rondes/discussions : des points infos-luttes (People and Baby, Grève des chômeurs…), des repas à prix libre, des spectacles, des concerts, des tables de presses, des projections, un espace enfant, une zone de gratuité…

 



 

Programme du Week End:

 

 

SAMEDI

 

10h : Accueil, Café tartines  –  Ouverture de la zone de gratuité

 

11h-13h : Projection : Solstices de B. Richard, film sur un lieu de vie en Lozère accueillant des enfants souffrant de troubles psychiques, (suivi d'un débat avec le réalisateur).

 

12h-14h : Repas végèt' à prix libre

 

13h30-15h : Projection : St Anne, hôpital psychiatrique, documentaire d’Ilan Klipper

 

15h-18h : Table Ronde « Contrôle de la folie»

Constats et discussions sur les violences faites aux « fous »

 

Enfants : film, Les maîtres du temps, de René Laloux

 

19h-23h : Concerts / Repas (prix libre).  

 

Fred Alpi (chanson rock libertaire)

Malowad (jazz manouche) 

Nunc est bibendum (disco punk paillettes)

 

 

DIMANCHE 

  

11h : Accueil café tartines / Réouverture de la zone de gratuité

 

11h30-13h15 :    Projections : L’enfance sous contrôle documentaire de Marie-Pierre Jaury. Le dos au mur de Jean-Pierre Thorn

 

13h30-15h : Repas

 

14h30-16h00  : Théâtre-Forum Arc-en-ciel : "Violence des institutions face aux dits usagers"

 

16h-19h : Table ronde « Folie du contrôle »

Injonctions, insertion, délation : travailleurs sociaux, agents de normalisation ?!

 

Enfants : projections, Visages peints, Murs visibles, Murs invisibles, Voyages au rez-de-chaussé  petits films d’animation faits avec les enfants du Cafézoïde (café pour enfants)

 

19h-20h : Spectacle de Marionnettes : « A propos de ma voisine » par la troupe le « Théâtre des enchantés » (polar)

 

19h30-21h :  Apéro clôture

 

 

 

Programme complet en format PDF (cliquer sur les images pour télécharger) :

 

Prog-complet-recto-copie-1.jpg

 

Prog-complet-verso-copie-1.jpg

 

 

L’espace enfant est ouvert pendant les débats et projections.

 

 

  

 

Ne venez pas les mains vides, vous repartirez les poches pleines!

Une zone de gratuité est ouverte sur durant toute la durée du Week End ! Vous amenez ce dont vous n'avez plus besoin et vous repartez avec ce qui vous fait envie!

 

Flyer de la Zone de Gratuité:

 

flyer-zone-gratuite-v1.jpg

 

 

 

Rendez vous donc le week end  du 19 et 20 juin 2010 de 10h à 23h,

à Anis GRAS, le lieu de l’autre

55, avenue Laplace - 94110 Arcueil. RER B station Laplace.

 

 

Repost 0
Published by Collectif NRV - dans Le Collectif
commenter cet article
3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 20:07

Monsieur le PDG de Pôle emploi.

Nous nous sommes invités, au siège de Pôle Emploi, à votre petit pince-fesse pathétique de managers formatés en école de commerce.

Vous ne vous refusez rien mes cochons. Vous buvez du champagne pendant vos réunions, et du cher en plus, une vingtaine de bouteilles. On a vu la même marque chez monop à 35 euros la bouteille.
Les petits fours ont été évacués sous notre nez. Mais on a bu votre champagne. Il était bon. Il devenait tiède quand vous nous avez envoyé vos flics.
Vos boissons de luxe nous laisse pourtant un gout amer à nous, chômeurs, intermittents, précaires et travailleurs sociaux solidaires.

A quoi deviez-vous donc trinquer avec vos potes, Monsieur le PDG de Pôle emploi?

- A une fusion ANPE-Assédic qui est un désastre?

- Aux trois millions et quelques de chômeurs ou aux 10 millions de précaires?

- Aux 1,3 millions de chômeurs-précaires qui travaillent à temps partiel?

- Aux 1 millions de personnes supplémentaires qui arrivent en fin de droit?

- Aux files actives à 250 demandeurs d'emploi que se coltine chaque conseiller emploi lambda? (eux n'ont pas de champagne le midi)

- Aux stage bidons qui servent à balader les chômeurs?

- Au flicage infantilisant des chômeurs?

- A la chasse au sans papiers à laquelle vous collaborez?

- Aux offres de Pôle emploi qui sont composées d'emplois pourris ? Dans lesquels on produit de la merde et de la servitude salariale à vos conditions (ou à celle de vos clones et autres petits soldats du management)?

Est-ce que vous avez déjà vu un chômeur en vrai?
Est-ce que vous savez que le prix de tout ce que vous buvez en un midi de réunion représente à peu près le salaire mensuel d'un smicard? Plus que l'Allocation de retour à l'emploi de la plupart des chômeurs, Plus que la paye d'un chômeurs obligé de prendre un emploi aidé (smic, temps partiel)?

A votre santé et à bientôt, Monsieur le PDG, on se retrouvera.

 

Collectif de travailleurs sociaux Nous Restons Vigilants.

 

Sur la grève des chômeurs et précaires

 

Programme pour la semaine du 3 au 10 mai 2010

Repost 0
Published by Collectif NRV
commenter cet article
28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 16:21

Une fourmi de 18 mètres

Avec un chapeau sur la tète

ça n'existe pas ça n'existe pas.

Eh ! Pourquoi pas ?

fourmi.jpg 

 Grève des chômeurs!

 

On s'est occupé des chômeurs …

Promenés : « Allons donc, 100 km pour un travail c'est pas un drame ! »

Servis : « Vous prendrez bien une petite formation ! », « Comment écrire un CV et savoir se vendre en 10 leçons. »

Motivés : « Pas de formation, pas d'allocations pour que vous vous bougiez, un peu de dynamisme ça ne fait de mal à personne. »

Rassurés : «  Écoutez-vous larmoyer : j'ai pas de travail, j'ai plus de souliers ! Usez donc vos semelles aut’ part qu'au bistrot !  Y a de l'embauche là, plein d'embauches, des postes par milliers. »

Bernés : « Vous reprendrez une petite Evaluation en Milieu de Travail, le textile à Mazamet, les voitures à Sochaux, l'électroménager, ça vous dirait ? »

 

Une grève de chômeurs ?

« Qu'est ce que vous racontez ? Ça n'existe pas, ça n'existe pas ! »

 

Une grève de chômeurs :

« Vous n'iriez plus pointer et sourire ? Ça n'existe pas, ça n'existe pas ! »

 

Une grève de chômeurs :

« Pôle Emploi et la CAF occupés ? Ça n'existe pas, ça n'existe pas ! »

 

Eh ! Pourquoi pas ?

 Le collectif de travailleurs sociaux Nous Restons Vigilants s'associe pleinement à la lutte engagée par les chômeurs et les précaires pour dénoncer une politique sociale visant à imposer toujours plus de contrôle social et de précarité (flexibilité, mobilité, intrusion dans la vie privée, diminution des moyens d'aide aux personnes...).

Nous, travailleurs sociaux, appelons à soutenir et à participer aux diverses actions et occupations menées dans le cadre de la grève des chômeurs.

 

Collectif NRV               http://collectif-nrv.over-blog.fr/                 interecolesocial@no-log.org

 

Plus d'infos sur la grève des chômeurs et précaire du 3 mai : Coordination des Intermittents et Précaires IdF

Repost 0
Published by Collectif NRV
commenter cet article
28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 16:16

Appel de la coordination des collectifs de chômeurs et précaires : tous en grève lundi 3 mai !

Une coordination nationale, réunissant à Paris le 3 avril des chômeurs et précaires de Paris, Montreuil, Rennes, Nantes, Angers, Tours, s’est engagée à relayer l’initiative de la coordination régionale de Bretagne appelant, dès le 3 mai, à une mobilisation de tous ceux qui sont touchés par les mesures actuelles concernant la gestion du chômage et de la précarité.

La coordination apporte son soutien aux actions et initiatives de lutte et d’auto-organisation qui ont eu lieu ces derniers temps dans plusieurs villes :

-  occupations des Pôle Emploi et des CAF,

-  annulations de radiations et d’indus de paiement suite à des actions collectives,

-  permanences d’autodéfense politique contre les institutions,

-  auto-réductions, mise en place de jardins collectifs et de cantines populaires,

-  occupations des mairies, dont celle de Brest plus d’une semaine,

-  manifestations, présence aux côtés des grévistes de Pôle Emploi...

Elle invite à intensifier les luttes à partir de ce mois d’avril 2010 afin que se mette en mouvement, le 3 mai, une véritable contre-offensive des chômeurs et des précaires à l’encontre de la logique de contrôle et d’exploitation (de profitation comme la nomment les guadeloupéens en grève générale l’année dernière) qui sous-tend toutes les conditions épuisantes et humiliantes qui leur sont imposées.

Le chaos provoqué par l’explosion du nombre de chômeurs et l’engorgement sur le marché du travail, aggravés par les dernières mesures gouvernementales (fusion ANPE/ASSEDIC, Offre Raisonnable d’Emploi, 39 49, RSA accompagné d’une perte des droits connexes) expose au grand jour le véritable visage de la crise : un phénomène généralisé de paupérisation des populations et une stratégie de restriction des conditions d’accès des plus pauvres aux minimums vitaux. Seulement ce visage grimace : il grimace parce que son modèle d’insertion par le travail apparaît des plus cynique quand tout un chacun peut être amené à faire l’expérience du caractère structurel et massif du chômage et de la précarité. Il grimace parce qu’il doit relever un défi environnemental et ne nous propose que des emplois directement ou indirectement impliqués dans le désastre écologique. Il grimace enfin parce que l’augmentation des suicides, des arrêts de travail et des démissions chez les travailleurs sociaux et autres salariés des machines de contrôle, marque la réticence de ces derniers vis-à-vis de leurs fonctions qui les conduisent à jouer de plus en plus le rôle d’une police du contrôle, à être les instruments des sanctions et des radiations des chômeurs.

Dès lors comment se traduit cette stratégie de mise au pas des populations les plus pauvres ?
Par les menaces sur les revenus de survie, par une précarisation des contrats de travail, mais également par une injonction à donner son temps aux exploiteurs, à travailler à son employabilité en se rendant disponible aux innombrables évaluations, entretiens, ateliers de coaching et autres stages bénévoles censés nous rendre dociles en même temps qu’ils nous empêchent d’user de ce temps pour élaborer des formes politiques - émancipatrices, égalitaires et écologiques - d’organisation du vivre-ensemble.

C’est à partir d’un tel point de vue que, depuis quelques mois, l’idée d’une grève des chômeurs et des précaires fait son chemin : une grève en premier lieu en tant qu’il s’agirait de s’organiser collectivement pour arrêter la marche forcée imposée aux chômeurs et aux précaires par les institutions, marche forcée qui renforce l’enfermement de chacun dans sa situation individuelle. Cette grève trouverait alors à s’incarner dans le refus du contrôle, des radiations, des pressions qui s’exercent sur tous ceux qui sont concernés par les réalités du chômage et de la précarité.

Une grève qui ouvrirait un espace à la diffusion de pratiques individuelles et collectives d’autodéfense et de soustraction vis-à-vis de toutes ces injonctions à l’employabilité, mais également qui concrétiserait l’affirmation et la réalisation de gestes de réappropriations de ce dont on a besoin pour vivre, de partage de ce que nous produisons et d’intelligence collective propres à penser des formes dissidentes d’organisations de nos activités communes. Soit une grève qui permettrait une liaison entre les luttes et les revendications des usagers de toutes les institutions du chômage et de la précarité (Pôle Emploi, CAF, CDAS, missions locales, services de reclassement...) : travailleurs intérimaires, saisonniers, intermittents, stagiaires, chômeurs occasionnels ou de longue durée, travailleurs en lutte et menacés de licenciement, retraités ou étudiants, sans papiers...

Pour que partout se créent des collectifs de chômeurs et de précaires et que le lundi 3 mai résonne comme une étape importante dans la lutte contre l’exploitation de notre temps par le capitalisme.

 

Date d'action :

Mercredi 28 avril : RdV à 11h place de la République à Paris, près du manège

Lundi 3 mai : RdV à 11h place de la République à Paris, près du manège

 

Plus d'info sur : Coordination des Intermittents et Précaires-IdF

source CIP-Idf.

Communiqué au format pdf : ici

 

Repost 0
Published by Collectif NRV
commenter cet article
18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 02:16

 

 

frap2010.png

 

 

 

 

Festival des résistances et des alternatives à Paris 2010

 

>> Télécharger le programme (pdf) <<
 

Vendredi 7 mai - Ouverture du FRAP
Au Jardin d'Alice, 40 rue de la Chapelle
métro Marx Dormoy ou Porte de la Chapelle

19h Apéro concert avec La Gêne Occasionnée. / Visite d'une auto-construction. / 20h30 Présentation du projet d'habitat collectif Zelda. / 22h30 Projection en plein air de Main basse sur la ville de Francesco Rosi (1963).

[Voir texte "
Main basse sur la ville ou des rives urbaines ?"]
-----------------------------------------------------------------


Samedi 8 mai - Offensives et luttes sociales
À la CIP, 14 quai de Charente - métro Corentin Cariou

12h apéro en musique / 14h film sur la grève des cheminots en 1995 et/ou l'ouverture du squat de la rue du Dragon / Débat-agora avec Patrick Rummler (Solidaires Paris), Guillaume Dravranche (Alternative Libertaire), No Border, la Coordination des intermittents et précaires, AC! (sous réserve),
Annie Pourre (DAL/ NO VOX).

[Voir texte "Offensives et luttes sociales"]
-----------------------------------------------------------------


Dimanche 9 mai - Gentrification et Grand Paris
Ecobox, 37 rue Pajol - métro Marx Dormoy ou La Chapelle

10h30 Rendez-vous devant la Rotonde de la Villette, sur la place Stalingrad - métro Jaurès ou Stalingrad
Balade sociologique : à la découverte du XVIIIe et du XIXe arrondissement et des politiques de transformation-embourgeoisement des quartiers populaires avec Anne Clerval (géographe) et Jean-Pierre Garnier (sociologue urbain).
Arrivée à Ecobox, 37 rue Pajol - métro Marx Dormoy ou La Chapelle
14h Projection de L'Harmonie Brisée, documentaire sur la destruction d'une tour à Beauvais. / 14h30 Débat : «La gentrification, embourgeoisement des quartiers populaires : projet politique ou processus social ?» Avec Virginie Milliot (ethnologue), Anne Clerval (géographe), Jean-Pierre Garnier (sociologue) / 18h Historique du Grand Paris : construction des ceintures autour de Paris, retour sur le XIXe siècle, l'édification des Boulevards de Hausmann aux Halles. Avec Éric Hazan (éditeur de la Fabrique, auteur de "L'Invention de Paris"). / 19h-20h «Enjeux du Grand Paris : qu'est-ce qui nous attend ?» Avec Nicolas Tixier (Architecte consultant), Eric Lengereau (Architecte) et Serge Depaquit (Adels, quelle place pour la démocratie et les habitants?)/ 21h Repas

[Voir texte "
Main basse sur la ville ou des rives urbaines ?"]
-----------------------------------------------------------------


Lundi 10 mai - Le sens du travail
Au 107 rue du Chemin Vert / métro Voltaire ou Père Lachaise

À partir de 19h30: projection du documentaire suivi d'un débat autour du dossier «Le sens du travail» de la revue Offensive, avec Cédric Biagini et Patrick Marcolini
-----------------------------------------------------------------


Mardi 11 mai - Les projets immobiliers du Haut-Montreuil

Aux 2 Milunes, 64, rue de la Demi-lune
métro Mairie de Montreuil, et bus ligne 129, arrêt "La Boissière"

14h30-16h30 Petit café-jardin, infokiosque. 16h30-17h30 Promenade dans le quartier. 17h30 Débats et discussions sur les projets immobiliers sur le Haut Montreuil. / Puis débats sur les modalités de résistance avec le Comité Anti-Démolition, la revue Z, et des participants-es des assemblées populaires de Marseille

[Voir texte "Main basse sur la ville ou des rives urbaines ?"]
-----------------------------------------------------------------


Mercredi 12 mai - Enfermements visibles et invisibles,
et alternatives
/ 10, rue de l'Odéon (sous réserve) - métro Odéon

À partir de 16h: discussions-débats et projections autour de la psychiatrie, de la prison et de l'enfermement en tant qu'état psychologique ressenti au quotidien
-----------------------------------------------------------------


Jeudi 13 mai - SexTAZ : Zone Temporaire d'Autonomie du Sexe

À la Marquise, 11, rue Birague - métro Saint-Paul ou Bastille

14h Du sexe virtuel ou exhibé au sexe réel,
discussion avec Jacques Lesage de La Haye. / 16h15 Concert : les Cellofans (violoncelle). / 17h La domestication du sexe, ou l'incorporation de l'idéologie dominante, débat avec le Mouvement International pour une Ecologie Libidinale (M.I.E.L.). / 19h Pièce de théâtre Maelström excrémentiel. / 20h30 Repas (légèrement) aphrodisiaque. / 21h30-23h30 Soirée-Concert : Bakterian Kavalkade, anarcho-punk-crust. / En marge des débats : Exposition d'artistes. / "Fabrique ton orgasme", exposition éphémère et participative alimentée par le public : chacun-e amène avec lui ou elle le joujou, l'image, l'accessoire, le fétiche qui le fait kiffer le plus.
-----------------------------------------------------------------

Vendredi 14 mai - Du spectacle écologiste en milieu capitaliste
ou comment repeindre la baraque en vert sans rien changer à l'intérieur
aux Sens de l'humus, Murs à Pêches, au fond de l'impasse Gobétue - Montreuil

"Capitalisme vert", "développement durable", "croissance verte", "coalition verte pour la croissance"... Toute cette terminologie chatoyante finit par brouiller les esprits. Que veut signifier une écologie qui continue à prôner plus ou moins implicitement la compétition, la consommation, le pillage des ressources et les inégalités: toute une conception du monde qui nous conduit à la catastrophe. Comment retrouver nos petits dans cette nouvelle métamorphose du capitalisme, le FRAP organise une journée de salubrité
publique...

11h30 RDV à Montreuil, place de la République ( M° Robespierre): Puisque le vendredi c'est  ravioli, on peut tous aller à Franprix aussi. / 14h rdv au Sens de l'humus, impasse Gobétue. Repas "auberge espagnole"./ Exposition d'affiches de publicité du capitalisme vert et quelques antidotes antipublicitaires./ 15h Atelier de déconstruction du langage de la publicité qui lave plus vert./ 17h Envoyez la purée, partage de semence au jardin, cueillette de plantes sauvages./ 17h30 Musique: Les Campeuses sauvages, musique trad./ 18h Débat: "Du spectacle écologiste en milieu capitaliste ou comment repeindre la baraque en vert sans rien changer à l'intérieur." OCL et la revue Z / 20h repas concocté avec les légumes des AMAPs de Montreuil et la cueillette de plantes sauvages aux métaux lourds.

-----------------------------------------------------------------


Samedi 15 mai - Aux sources des migrations?
Afrique : main basse sur la terre !

Au Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers,
14, rue Baudelique - métro Simplon

12h30 Concert de l'Orchestre Panafricain. / 13h30 Présentation de la journée par le FRAP et le Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers. / 14h Projection de Noir Coton, documentaire de Julien Despres et Jérôme Polidor, sur le Burkina Faso : du coton à la souveraineté alimentaire. / Puis projection d'un documentaire sur la grève des travailleurs de HuiCoMa, au Mali. / 15h30 Débat «Agriculture, alimentation en Afrique et migrations» avec des collectifs de Sans-Papiers, en contact avec la Bourse du Travail de Bamako et des marcheurs vers Nice. / À la pause : concert d'Apkass (slam). / 19h Atelier de semences avec Sens de l'humus, contes pour enfants et préparation du repas. / 20h30 Repas et concert de l'Orchestre Panafricain.
Sur l'immigration et la liberté de circulation, le collectif No Border organise une manifestation à 14h à Jaurés. En soirée, un petit village avec infokiosques, cuisine boisson se tiendra sur la place de la rotonde.
-----------------------------------------------------------------

Dimanche 16 mai - Contre le fichage, le flicage,
la délation : jouons collectif !

À la CNT, 33 rue des Vignoles - métro Avron ou Buzenval

13h Ouverture. / 13h30 Projection d'Alphaville de Jean-Luc Godard (1h39) / 15h10 Débat: «Les technologies au service du fichage, du flicage et de la délation», avec Jérôme Torrel, journaliste et membre des Big Brother Awards (BBA), et des militants de collectifs contre la délation. / 16h40 Théâtre: La compagnie Terre d'Argile jouera la pièce Grève générale d'après Jack London. / 17h50 Débat autour des pratiques collectives qui existent pour faire face à ces questions sécuritaires sur nos lieux de travail, dans les transports, dans la rue (Base-élève, antidélation, mouvements de désobéissance...) / 18h50 Théâtre: La compagnie Errange jouera la pièce Pourquoi j'ai cambriolé relatant le procès d'Alexandre Marius Jacob. / 19h50 Repas. / 20h30 Concert avec les groupe Insolite et Brume Retina.
-----------------------------------------------------------------


Lundi 17 mai - Construire l'anarchie

Au Moulin à café, 9 place de la Garenne - métro Pernetty

Débat sur le mouvement libertaire avec Offensive libertaire et sociale, l'Atelier de création libertaire, la Fédération anarchiste et Alternative libertaire. / Concert de Riton-la-Manivelle. / Projection : Les Moissons de la révolte de Richard Hamon (France, 2006, 52 min.)

-----------------------------------------------------------------


Mardi 18 mai - La domination domine les dominants
À la Maison des Métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud - métro Couronnes

17h «Prendre l'affiche par la main : une brève histoire des signes politiques » : formation-débat sur l'affiche politique à travers le thème de la main, avec Sébastien Marchal, graphiste et militant. / 19h30 Projection des Trois petits films contre le grand capital réunis par Pierre Carles : Le Temps des bouffons de Pierre Falardeau (1985, 15 min.), Le Désarroi esthétique de Pierre Carles (1996, 14 min.), L'Initiation de Boris Carré et François-Xavier Drouet (2008, 52 min.). / 21h15 Débat avec Boris Carré, coréalisateur de L'Initiation, et un sociologue. / 22h Buffet participatif : on partage les nourritures et liquides apportés par chacun. / Avec le comité Attac Paris 11.
-----------------------------------------------------------------


programme provisoire mis à jour le 02/05/2010.


 

plus d'infos sur leur site :  http://frap.samizdat.net/ 

Repost 0
Published by Collectif NRV
commenter cet article
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 00:39

Le collectif NRV (Nous Restons Vigilant) est constitué de travailleurs sociaux salariés et en formation souhaite apporter une réflexion critique dans leurs domaines d’interventions. Depuis quelques années le travail social subit de grandes mutations tant au niveau des dispositifs et des lois mises en place -comme la loi de la prévention de la délinquance- que nous estimons préoccupantes.

Dans ce contexte de contrôle social nous avons mené des réflexions et des actions communes avec la CIP IDF. Notre secteur d’activité est aussi touché par le démantèlement organisé du travail social que ce soit du point de vue éducatif (les dernières mesures mises en place par le gouvernement actuel nous demande d’avoir de plus en plus un rôle répressif) que du point de vue de l’action social où une forte suspicion de vouloir contrôler les personnes que l’on reçoit se met en place.

Le fait de proposer certaines activités comme les permanences sociales, les universités ouvertes, des rencontres entre intervenants du social et « usagers » nous ont permis d’élargir notre réflexion en sortant de nos carcans habituels.

Ce rapprochement de certaines idées et le partage d’inquiétudes communes se sont concrétisés par l’organisation de 2 jours d’échanges/projections/débats en Juillet 2009 à la CIP IDF quai de Charente.

Le relogement de la CIP IDF nous parait indispensable pour maintenir la continuité de leurs activités et ainsi poursuivre les liens que nous avons déjà élaborés avec eux.

La CIP IDF est un lieu unique à Paris où nous pouvons rencontrer, discuter, débattre avec des individus et des collectifs afin de poursuivre une certaine idée du militantisme de façon décloisonnée. Notre collectif considère comme étant indispensable des convergences avec des personnes concernées de près ou de loin avec le travail social au sens large.

 

Notre collectif est complètement solidaire de la CIP IDF dans leur demande d’un relogement par la ville de Paris et maintiendra son soutien dans le cadre d’actions communes.

 

 

Ajoutons qu'une soirée de soutien sera organisée le Samedi 6 Mars à partir de 17h à la CIP.

 

Le collectif NRV.

 

06-mars

www.cip-idf.org

Repost 0
Published by Collectif NRV
commenter cet article
11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 14:28

« Il n'y a que ceux qui rentrent chez eux le soir qui peuvent dire que l'enfermement est constructif »[1]

 

Cet écrit s'est inspiré de l'intervention du collectif NRV, co-animé par le syndicat CNT santé social/collectivités territoriales de la région parisienne dans le cadre de la semaine de mobilisation contre les longues peines et l'isolement carcéral organisée par l'ARPPI[2].

Grandir en isolement, quelles conséquences ? Comment s'applique sur le corps et les esprits la discipline carcérale? Quelles empreintes ?Quelles relations possibles pour les jeunes avec leurs familles, pendant et après l'enfermement ? Dans quelles conditions peut-on reprendre le cours de son existence à l'extérieur?

 

 mineur-en-prison

 

Devant intervenir sur la façon dont les jeunes grandissent en isolement, j'ai choisi de partir de mes observations et de mes échanges avec les mineurs incarcérés lors de mon intrusion (c'est ainsi que je l'ai vécu) dans un quartier mineur d'une maison d'arrêt de la région parisienne.

Les conditions de détention des mineurs sont globalement similaires à celles des majeurs avec cependant l'attribution de quelques « avantages » qui permettent vraisemblablement de rendre acceptable pour notre société l'emprisonnement des enfants et des adolescents. L'intervention des éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse depuis 2002 dans les quartiers mineurs assure principalement une fonction de médiation pacifiante entre l'administration pénitentiaire, les détenus et leurs proches. « L'humanisation » apportée par les éducateurs permet à l'administration pénitentiaire de contenir leurs potentielles revendications et contestations et celles de leurs proches quant à leurs conditions d'incarcération. Ils participent ainsi au maintien de l'ordre arbitraire dans la taule.

 

 

Quartier mineur : un lieu de rédemption ?

Ce qui est frappant en arrivant, c'est l'oppression qui règne et qui envahit immédiatement le corps et les esprits : les odeurs, les bruits métalliques obsédants, l'insalubrité...

L'absence d'intimité, la détemporalisation, la surveillance permanente des comportements et des conduites, les aides contraintes, l'absence de libre choix pour les activités, en résumé le règne de l'arbitraire, ne permettent à aucun moment aux jeunes de penser, d'élaborer, d'analyser et encore moins de (se) remettre en cause.

On ne grandit pas en prison. Elle ne permet pas aux jeunes, comme la société feint de le croire, ni de se questionner sur les raisons qui les y ont conduits ni de se projeter dans leurs existences.

Il m'est apparu chaque jour plus inconcevable de penser que l'incarcération d'un mineur, ne serait-ce que 15 jours, puisse constituer, comme on l'entend souvent, une pause éducative protectrice et contenante à même de le faire « évoluer positivement ».

 

L'enfermement : une torture psychologique.

Dans ce quartier mineur, les jeunes pourrissent 17 heures seuls en cellule chaque jour. Cet isolement forcé ne peut être vécu que comme une torture morale. De nombreux jeunes développent des symptômes dépressifs qui, lorsqu'ils sont décelés par l'administration pénitentiaire, donnent lieu à une nouvelle torture cette fois-ci psychique avec un renforcement de la surveillance : le passage d'un surveillant toutes les heures dans la cellule qui oblige le jeune à montrer signe de vie à chaque fois, et ce notamment durant son sommeil.

Les suivis psychologiques sont généralement inutiles, ne reposant quasiment jamais sur la libre adhésion des jeunes, car ils savent qu'en les acceptant ils influeront sur la durée et sur leurs conditions de détentions. Dans un tel contexte, il est difficilement imaginable qu'un jeune puisse faire un travail psychologique authentique avec un professionnel. La seule réponse donnée à leur détresse semble être médicamenteuse et les traitements sont administrés par l'équipe médicale dans l'opacité la plus totale.

 

Détenus-professionnels : des relations impossibles.

Il apparaît difficile, voire impossible, dans ce cadre qu'il puisse être instauré un rapport de confiance entre détenus et éducateurs. Comment les jeunes peuvent-ils avoir confiance en ceux qu'ils rencontrent en détention lorsque leurs tentatives de suicides sont considérées par l'administration pénitentiaire comme « des moyens d'échapper aux sanctions disciplinaires ou d'obtenir toutes formes d'avantages »[3] ? J'ai observé que tous les rapports entre les détenus et les différents professionnels (matons, éducs, profs) étaient le plus souvent intéressés et contraints.

Je me suis demandée en quoi ces types de rapports inégalitaires, hypocrites et faussés ont quelque chose de particulier en prison, qui les distingueraient d'autres rapports du même type pouvant exister en dehors avec les parents, les profs ou encore les connaissances du quartier par exemple. Une des explications pourrait être la suivante : l'adolescent en prison ne peut pas fuir ce rapport. De plus, il sait que les conséquences négatives d'un refus ou d'une opposition de sa part seront bien plus graves pour lui que pour le professionnel. La possibilité pour le jeune, qui subsiste encore dans notre société de se confronter, de tester, de négocier l'autorité (actions qui sont indispensables à la construction de tout adolescent), n'existe pas en prison.

 

Incarcérer, dans les conditions décrites précédemment, des adolescents en pleine construction psychique, ne peut avoir que des effets destructeurs et entrainer des blessures morales indélébiles sur eux. La Cour de cassation a d'ailleurs reconnu que la prison avait des effets déstructurants chez les mineurs. Ces derniers, comme les majeurs, peuvent solliciter une indemnisation financière en cas de période de détention provisoire non suivie d'une déclaration de culpabilité. Dans un arrêt du 23 mars 2009, la Commission nationale de réparation des détentions (CNRD) a souligné, s'agissant d'un mineur emprisonné alors qu'il n'avait que 16 ans, et qui est resté incarcéré pendant 7 mois et 3 jours, que cela a entrainé un « choc psychologique » particulier justifiant le versement de 15 000 euros de dommages et intérêts. C'est l'effet déstructurant de l'emprisonnement sur les adolescents que la Cour de cassation a voulu souligner ici. La CNRD avait déjà statué en ce sens antérieurement dans une décision rendue à propos d'un jeune homme de tout juste 18 ans, considérant que « compte tenu du jeune âge du requérant lors de l'incarcération (18 ans), de la longue durée de celle-ci (1 an et 19 jours), du choc carcéral enduré, de l'éloignement des siens, il convient de porter à 20 000 euros de dommages-intérêts (...) ».

 

Discipline carcérale : l'isolement dans l'isolement

Malgré l'interdiction de « l'intransigeante » ONU du placement en quartier disciplinaire des mineurs, j'ai pu vérifier qu'elle était pratique courante. Les règles des Nations unies énoncent que : « Toutes les mesures disciplinaires qui constituent un traitement cruel, inhumain ou dégradant, telles que les châtiments corporels, la réclusion dans une cellule obscure ou en isolement, et toute punition qui peut-être préjudiciable à la santé physique ou mentale d'un mineur doivent être interdites. ». Cependant l'Etat français continue impunément à légiférer, au mépris de ce type d'interdiction, sur les conditions de détention des mineurs en quartier disciplinaire. Pour information, une circulaire du ministère de la justice explique que « cette sanction ne peut être prononcée qu'à l'encontre d'un mineur de plus de 16 ans et à titre exceptionnel ».


J'ai pu observer que, pour l'administration pénitentiaire, le recours à ce type de sanction n'était absolument pas exceptionnel et constituait même une pratique courante. J'ai constaté à quel point la menace d'aller au mitard (quartier disciplinaire) était source d'anxiété et de peur. Je me souviens de ce jeune qui, craignant que je le « dénonce » à l'administration pénitentiaire suite à une insulte proférée à mon égard par un autre jeune de son groupe, m'a supplié durant toute une journée afin que je ne les « balance » pas.

 Il y a une palette incommensurable des différentes fautes pouvant conduire au placement au mitard pour une durée de 3 à 7 jours : « violences physiques à l'encontre d'un membre du personnel de la pénitentiaire, participation à toute action collective de nature à compromettre la sécurité de l'établissement, obtention ou tentative d'obtention par menace ou contrainte d'un engagement d'une renonciation ou de la remise d'un bien quelconque, exercice de violences physiques à l'égard d'un co-détenu, actes de nature à mettre en danger la sécurité d'autrui, menaces à l'encontre d'un membre du personnel ou d'une personne en mission ou en visite au sein de l'établissement, participation à des actions collectives de nature à perturber l'ordre de l'établissement, menace à l'encontre d'un co-détenu. ». Le flou et la largeur de cet éventail répressif très subjectif et autorisant donc toutes les interprétations permet à l'administration pénitentiaire de banaliser l'envoi des détenus au mitard.

 

Reprendre le cours de son existence à l'extérieur ?

Après l'enfermement, il est évidemment impossible de reprendre paisiblement le cour de son existence. Sous prétexte de remise dans le droit chemin, la prison joue un rôle de désinsertion sociale tant au niveau affectif (famille, potes, petits et petites ami-e-s) que scolaire ou professionnel. Elle met à mal les relations familiales, car la prison est souvent vécue comme une honte par le jeune et par son entourage. Ce dernier manifestant souvent, consciemment ou non, une forme de reproche et de rancœur à l'égard du membre de la famille incarcéré et allant parfois jusqu'à cesser toute relation avec lui.

Ce temps volé et annihilé pour l'adolescent ne fait qu'accentuer les problèmes « d'insertion » que ces jeunes connaissaient déjà pour la plupart avant leur incarcération. S'ajoute à cela les effets de la stigmatisation, déjà dénoncée à de nombreuses reprises, dont souffrent les anciens détenus.

 

Détruire toutes les prisons !

Pour conclure, les conditions d'incarcération déshumanisantes ne sont qu'une illustration d'une société liberticide qui ne s'attaque qu'aux symptômes et n'y répond que par la punition et la mise à l'écart en tentant, coute que coute, de refuser le droit d'existence à ceux qui s'échappent ou tentent de s'échapper du modelage normopathe imposé. Ce que je retiens de mon passage au quartier mineur, c'est que le fait même d'enfermer un adolescent s'avère être une torture. La prison n'a certainement pas pour but de réhabiliter ces adolescents mais bien de les punir en les cassant physiquement et moralement.

Aussi, s'il apparait indispensable à court terme de lutter contre l'enfermement généralisé et pour de meilleures conditions de détention, il nous faut déconstruire le discours dominant sur le caractère  éducatif et protecteur pour notre société de la prison pour un jour pouvoir abolir cette dernière pour toutes et tous, mineur-e-s ou majeur-e-s.

 

Collectif NRV

 


[1]  Yasmina, ancienne détenue

[2]Association pour le respect des proches des personnes incarcérées

[3]  Note interne quartier mineur mise en place régime disciplinaire différencié

Repost 0
Published by Collectif NRV
commenter cet article
21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 00:17

... Ou comment abattre le travail social.

 

Mesdames et Messieurs, voici la nouvelle mouture de la loi de prévention de la délinquance, avec ce nouveau plan , présenté par François Fillon, qui signe pour les années à venir, l'orientation des "acteurs locaux de la prévention" (ou de la délation, au choix...)...

 

Edifiant...

 

Comité interministériel de prévention de la délinquance : discours de François Fillon  du 02 octobre 2009





Le Premier ministre annonce 21 mesures pour prévenir la délinquance 


François Fillon a présidé, le 2 octobre à Villeneuve-la-Garenne (92), le Comité interministériel de prévention de la délinquance. A l'issue du comité, un plan national de prévention de la délinquance, d'une durée de 3 ans et applicable dès le 1er janvier 2010 a été présenté par le Premier ministre aux côtés des ministres les plus concernés : Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux, Xavier Darcos, Luc Chatel, Fadela Amara, Rama Yade, Nadine Morano.

Dans ce plan, le Gouvernement définit les moyens nécessaires à l'application efficace de la loi du 5 mars 2007, relative à la prévention de la délinquance.

Le plan national de prévention de la délinquance vise principalement 5 objectifs :
prévenir plus efficacement les actes de malveillance dans les lieux de la vie quotidienne ;
consolider les partenariats locaux dans le cadre de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance ;
mieux prévenir la délinquance des mineurs ;
renforcer l'aide aux victimes.
sanctuariser les établissements scolaires et leurs abords.

Pour y répondre, le plan met notamment en œuvre 4 moyens :
Le recours en priorité à la vidéo-protection afin de réaliser des diagnostics précis sur les différentes formes de malveillance ;
la coordination des acteurs locaux de la prévention autour du maire, qui est un acteur clé dans la définition des actions de lutte contre l'insécurité ;
la prévention de la délinquance des mineurs les plus exposés au risque de la délinquance ou de la récidive.;
le renforcement de la protection des victimes et l'amélioration de la prévention des violences familiales.

Au niveau national, la coordination et le suivi du plan seront assurés par le secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance. Une mission veillera à l'évaluation du plan en collaboration avec l'Association des maires de France.

Le financement du plan sera assuré par les ministères. S’y ajouteront des crédits issus du Fonds interministériel de prévention de la délinquance, une part des crédits de la politique de la ville et des crédits de la Mission interministérielle de la lutte contre la drogue et la toxicomanie.

 

 

Les 21 mesures principales du plan national de prévention de la délinquance

Prendre en compte la sécurité dans l’urbanisme et développer la vidéoprotection


1 - Pour prendre en compte les exigences de sécurité dès le stade de la conception des opérations d’urbanisme, les études de sécurité publique préalables aux projets d’aménagement de construction et d’équipements collectifs prévues par le décret du 3 août 2007 seront utilisés plus systématiquement. Tous les projets financés par l’ANRU feront l’objet d’une telle étude. Les opérations prévues dans le cadre du Grand Paris intégreront dès leur conception, les objectifs de sécurité.
2 - Des policiers ou gendarmes référents sûreté seront désignés dans chaque département avant la fin de 2010. Ils sont chargés des conseils aux maîtres d’ouvrages publics ou privés en matière de sécurité des installations.
3 - Le développement de la vidéoprotection sera poursuivi et accéléré. Le montant consacré par l’Etat sera porté à 20 millions d'euros en 2010 contre 10 à 12 millions d'euros les années précédentes.
4 - Pour faciliter la mise en place de la vidéo protection par les communes, la Loppsi (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) comportera des dispositions facilitant la mutualisation entre communes du coût des centres de supervision.
5 - Des systèmes de vidéoprotection partagés permettront une mutualisation, entre bailleurs sociaux, des coûts et de la gestion de ces systèmes. Des formations seront mises en place pour les gardiens d’immeubles sur les questions de sécurité, et un soutien leur sera apporté, notamment à travers l’expérimentation d’équipes d’appui spécifiquement dédiées.


Sanctuariser les établissements scolaires et les mettre à l’abri de toute forme de violence


6 - Les diagnostics de sécurité seront étendus aux 8 000 collèges et lycées (1 881 ont déjà été réalisés) avant la fin 2010.
7 - Avant la fin de l’année 2009, une équipe mobile de sécurité sera mise en place dans chaque académie. Cette équipe de soutien, de protection et de sécurisation est composée de 20 à 50 personnes susceptibles d’intervenir rapidement sous la responsabilité des chefs d’établissement.
8 - Les personnels de direction, d’éducation et d’inspection et les gestionnaires d’établissements seront formés à la sécurité et à la gestion de crise.
9 - Le déploiement des policiers ou gendarmes référents sécurité auprès des chefs d’établissements scolaires sera achevé en 2009.


Donner aux maires les outils de la coordination.


10 - Les maires rencontrent souvent des difficultés à mettre en place les groupes d’échanges d’information au sein des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD). Pour surmonter ces difficultés, une charte déontologique type sera élaborée en liaison avec le Conseil supérieur du travail social pour le partage d’informations nominatives dans le respect du secret professionnel.
11 - Une équipe pluridisciplinaire, composée de travailleurs sociaux, policiers, personnels éducatifs, sera créée pour le soutien et l’appui aux groupes d’échanges d’information. Elle pourra intervenir à la demande du maire.
12 – Des "stratégies territoriales de sécurité et de prévention" remplaceront les contrats locaux de sécurité (CLS). Elles seront concentrées sur les objectifs prioritaires issus des diagnostics locaux. Elles constitueront à l’échelle communale ou intercommunale la voie normale de contractualisation entre les collectivités territoriales et l’Etat.
13 - La loi du 5 mars 2007 prévoit que les maires puissent pratiquer des "rappels à l’ordre". Ce rappel à l’ordre permet d’apporter une réponse institutionnelle simple et rapide à des faits ne justifiant pas une réaction judiciaire. Pour permettre aux maires de mieux mesurer leur marge d’initiative, une convention sera signée dans chaque département entre le procureur général ou le procureur et l’association représentative des maires.
14 - Afin de mieux informer les maires des procédures judiciaires et de leurs résultats, les 50 TGI les plus importants seront dotés, d’ici à la fin de 2010, de correspondants justice-ville.


Mieux prévenir la délinquance des mineurs


15 - Le suivi individuel des mineurs penchant vers la délinquance sera assuré dans le cadre des groupes d’échange et d’information des CLSPD (cf. mesures concernant le rôle du maire).
16 – Auprès de chaque tribunal pour enfants est instituée une instance tripartite de coordination des acteurs de la justice réunissant le juge des enfants, le parquet et les services de protection judiciaire de la jeunesse.
17 - Pour lutter contre la récidive des mineurs délinquants, il faut favoriser leur insertion professionnelle. Dans 7 départements les missions locales organisent un accompagnement individualisé (contrat Civis ) des jeunes en sortie de détention. Ce dispositif sera progressivement généralisé.
Dans l’immédiat, 10 missions locales ou associations ont été retenues par le haut commissariat à la Jeunesse pour la construction de parcours vers l’emploi de jeunes détenus dans l’esprit du contrat Civis.


Mieux prévenir les cambriolages


18 - Les opérations tranquillité-vacances qui ont fait la preuve de leur efficacité seront étendues à toutes les vacances scolaires et plus seulement aux vacances d’été.


Mieux protéger les victimes


19 - Il existe actuellement 125 intervenants sociaux au sein des commissariats ou des unités de gendarmerie. Ils sont en mesure d’apporter un premier soutien aux victimes en lien avec les associations d’aide aux victimes qui y interviennent déjà.


Le dispositif sera complété pour couvrir tous les départements et notamment les circonscriptions les plus touchées par les violences intra familiales.


20 – Les bureaux d’aide aux victimes seront étendus aux 50 TGI comptant le taux de délinquance le plus élevé.
Expérimentés depuis janvier 2009 dans 13 TGI, les bureaux d’aide aux victimes permettent aux victimes d’obtenir une aide multiple en fonction de leurs besoins (aide psychologique, assistance juridique, aide au recouvrement, information sur le suivi de leurs dossiers, orientation…). Il s’agit de faire de ces bureaux d’aide aux victimes de véritables guichets uniques dédiés aux victimes.


Améliorer l’évaluation


21 - Le développement des actions devra reposer désormais sur le triptyque : expérimentation, évaluation et généralisation éventuelle. Cette pratique est très adaptée à une politique décentralisée. Une mission permanente d’évaluation sera créée. Elle travaillera en collaboration avec l’Association des maires de France.

 

 

Source :  http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/le-premier-ministre-annonce-21-mesures-pour-prevenir-la-delinquance

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Collectif NRV - dans Actualités
commenter cet article
26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 17:03

 

Week End contre l’expulsion de la Coordination des Intermittents et Précaires



Tract PDF contre l’expulsion


Programme du Week End: 


SAMEDI 28 NOVEMBRE

14h : Ouverture
Concert par la Cie Jolie Môme

16h : Discussion et atelier préparation de la manifestation des chômeurs et précaires du 5 décembre et de la campagne Faisons ployer Pôle Emploi.

18h : Théâtre Forum Antipatriarcal

21h : Concerts de Zic et Tic, Grâce et Volupté Van-Van, Scène ouverte, Pizko Mc...

et sur les deux jours : Cantine à prix libre à partir de 19h30, un free shop dans le bocal, projections de films, tables d’infos, atelier de fabrication de banderoles et plein de surprises...

 

DIMANCHE 29 NOVEMBRE

14h : Ouverture

15h : Projection du documentaire La Poussette de V.Holley puis Assemblée : Quel lieu pour la CIP ? Discussion en présence des collectifs participant à la vie du Quai de Charente

18h : Combien faut-il de féministes pour faire un Bingo ? et concert d’Orlando

21h : Concert de Fantazio, Jeune Fille Orrible...

 

 

Programme complet : ICI

 

CIP IDF

14-16 Quai de la Charente,

75019 Paris (Métro Corentin Cariou)

Tél : 01 40 34 59 74

www.cip-idf.org

 

Repost 0
Published by Collectif NRV
commenter cet article

Actu du collectif

   Sortie du premier numéro du fanzine du collectif NRV

Travail Social Perds Ton Sang Froid N°1

fanzine tsptsf num1 mini

 A prix libre version papier

et en téléchargement en pdf

Recherche

Soutiens

 

lieux-de-vie-partout3.png

Non à la fermeture de la ferme de vie du Bersac

 

 

__________________________

 

 soutien 3

 

Pétition Soutien à la CIP

 

Liens et Fanzines

  Premier numéro du fanzine du collectif NRV :

Travail Social Perds Ton Sang Froid N°1

fanzine-tsptsf-num1-mini.jpg

A prix libre et en téléchargement ici

 

 ________________________________

 

Journal Sans Remède  :

sansremede.fr/

 

N°01 :

sansremede-v2.jpg

    N°02 :

sans-remede-2.jpg

 

 

 

Docs à télécharger

huma-tournur-pronom-copie-1.jpg

Les tournures pronominales réfléchies :
indice langagier d’une idéologie néolibérale banalisée
Lien Huma 
_________________
Tract-retraites.jpg
Tract retraites par l'AG de formateurs  
en travail social,
travailleurs sociaux en poste, ou non 
_________________
flyer-zone-gratuite-v1-mini-copie-1.jpg
19/20 Juin 2010 : Zone de Gratuité
à Anis Gras dans le cadre du
WE Travail Social et Engagements 3 : 
Action Sociale: Gestiopathie du contrôle  
_________________      
les 70 propositions du
Rapprot Varinard
_________________
Article L'Humanité du 16 Février 2009
sur l'inauguration de la Place Hortefeux
_________________
Tract NON à la délation
_________________

Débat autour de la question
des rapports sociauxde sexe dans le
travail social par Tomas Guenichon
________________



Liens